Et pourquoi ne pas commencer l’année en musique avec nos amis et voisins du Val d’Arly ?

Et pourquoi ne pas commencer l’année en musique avec nos amis et voisins du Val d’Arly ?

Le public est venu nombreux en ce vendredi soir de mi-décembre pour une soirée musicale qui a réservé quelques surprises : si les personnes présentes s’attendaient à voyager dans l’Europe musicale de la période baroque et à écouter des musiques de Noël, si la vielle à roue avait été annoncée, il leur restait à expérimenter l’association de leur voix à la cornemuse et à l’orgue ! Ce fut en effet un beau final que ce choral de « Nun komm der Heiden Heiland » chanté par tout le public et soutenu par les instruments.

Pendant la répétition : la vielle à roue attend son tour…
L’orgue-coffre a été à l’honneur, tant en instrument soliste qu’en assurant la basse continue des sonates de Haendel et de Leclair.

Les cinq musiciens : Dominique, Pierre, Dominique, Jean-Pierre, Pierre.
Pour en savoir plus sur les manifestations organisées autour de ce très bel orgue, vous êtes invités à visiter le très beau site des Amis de l’Orgue :

Par une belle après-midi d’automne, une dizaine d’amateurs de découvertes ont remonté l’Arly, admiré au passage les sommets enneigés des Saisies, de Praz sur Arly, de Megève, la vue magnifique sur le Mont-Blanc depuis Combloux pour atteindre Sallanches et sa belle Collégiale Saint-Jacques.

Là nous attendaient Michel Greffoz, l’organiste du lieu, qui nous a présenté l’histoire de la collégiale, liée à celle de l’orgue. Etaient également présents, le facteur Dominique Chalmin et Stéphane qui venaient juste de finir l’accord de l’orgue.

L’édifice actuel date de 1688, appelé « collégiale » à cause de la présence de chanoines : on peut y voir encore de magnifiques stalles dans le chœur. Eglise à ossature et à façade baroques, son mobilier et sa décoration intérieure néoclassique et néogothique ont été réalisés par des artistes piémontais du XIXème siècle. Son Carillon de 13 cloches, son cadran solaire de 1842 et son orgue de Joseph Callinet de 1850, restauré en 2011, sont parmi les plus remarquables de Savoie. (d’après le site www.sallanches.fr )
L’orgue, contemporain de la réfection de l’édifice, date de 1850, construit par Joseph Callinet, célèbre facteur d’orgues de Rouffach en Alsace. Le buffet est caractéristique de Callinet, avec ses quatre tourelles encadrant les plate-faces.

L’orgue, admirable d’en-bas, est encore à découvrir du haut de la tribune :

d’abord, quelques marches à monter dans le clocher avant de franchir la porte…
De la tribune, on ne peut qu’admirer les quatre paires de têtes d’anges en chêne massif délicatement sculptées qui ornent les pieds des tourelles.


Grâce à une importante restauration par les ateliers Quoirin en 2011, l’orgue a presque retrouvé sa composition initiale de 1850 ( atelier-quoirin.com/Sallanches ), exception faite de deux jeux d’Euphone et de Cor Anglais, à anches libres. Avec ses 11 jeux d’anches, cet instrument s’inspire encore beaucoup de la tradition classique, même si l’influence romantique se traduit par de nombreux jeux de 16 et 8 pieds et la présence d’un clavier de récit expressif. C’est donc avec plaisir que nous avons pu faire entendre des Grands-Jeux (l’Offertoire de la Messe des Couvents de F. Couperin, une Simphonie de N. Lebègue), un Plein-Jeu très présent (un prélude et un Choral de J-S Bach), et d’autres pièces de N. Séjan, G. Muffat…

Grâce aux conseils d’Ernest Perrier de la Bâthie, l’orgue a bénéficié en 1925 de travaux d’amélioration, dont l’ajout d’une soufflerie électrique, ce qui a permis de lancer une tradition de concerts; mais il est toujours possible de s’en passer, et nous l’avons testé ! Merci à Pierre et Stéphane d’avoir actionné les trois soufflets grâce aux cordes et poulies, placés derrière les gros tuyaux de pédale.

Allez voir le très beau reportage sur notre visite, avec d’autres photos encore, réalisé par Edmond sur le site de Saint-Nicolas (cliquez ici : l’écholatain ).

Sur la route du retour, l’arrêt à Saint-Nicolas-la-Chapelle s’imposait : d’abord une pause « goûter » au café du village, une belle occasion d’échanger, de partager, de déguster chocolats et petits gâteaux en toute convivialité.


Cette belle après-midi se termina dans la magnifique église baroque Saint-Nicolas où nous attendait l’orgue Clergeau de 1866. Le descriptif se trouve là :
25-fevrier-lorgue-clergeau-de-saint-nicolas-la-chapelle
Nous avons pu apprécier la douceur de ses jeux de bourdon, flûte et voix céleste, bien mis en valeur par l’acoustique de l’église.
Toute les informations sont sur l’affiche ! Avec l’organiste Eric Latour.


Pour se mettre dans l’ambiance de Noël, quoi de mieux que quelques tours de vielle à roue ? Mais vous pourrez entendre aussi d’autres instruments anciens : la viole de gambe et le traverso (ancêtre de la flûte traversière) s’associeront à l’orgue pour nous faire voyager dans l’Europe Baroque (L.Couperin, Frescobaldi, Buxtehude, Bach, Boyce, Haendel, Leclair, Mozart), sans oublier bien sûr quelques Noëls traditionnels de France (Chédeville le Cadet, Lebègue, Balbastre…).
Réservez votre soirée pour un moment de fête, de joie en musique : le concert est organisé au profit du projet d’orgue à Ugine. Même si l’entrée est libre, il sera fait appel à votre générosité. Merci à vous !

A une petite heure de route d’Ugine, dans la vallée qui conduit à Chamonix, la visite d’automne nous permettra de découvrir l’orgue de la Collégiale Saint-Jacques de Sallanches.

Ce grand instrument a été construit par le facteur Joseph Callinet, de Rouffach en Alsace, en 1850. Avec ses 3 claviers, son pédalier, ses 40 jeux, ses 3000 tuyaux et ses 9 tonnes, c’est l’un des plus grands instruments des Savoie après l’orgue Zeiger de la Cathédrale de Chambéry qui lui est parfaitement contemporain. Il a été magnifiquement restauré par Pascal Quoirin en 2011 en totale fidélité à la facture Callinet.

Nous irons donc à Sallanches le vendredi 24 novembre 2017 où nous serons accueillis par l’organiste Michel Greffoz qui nous fera le plaisir de présenter son orgue.
Et parce que quand on aime on ne compte pas, nous nous arrêterons au retour à Saint-Nicolas-la-Chapelle pour (re)découvrir l’orgue Clergeau de l’église.
Comme pour les autres visites, un co-voiturage est prévu depuis Ugine :
Rendez-vous pour un départ à 13h15 Place du Monument aux Morts, Chef-Lieu.
A très bientôt !

Le monde de l’orgue perd l’un de ses grands maîtres : Michel Chapuis nous a quittés le 12 novembre 2017 à Dôle (Jura). En hommage, écoutons-le improviser sur le choral « Tous les hommes doivent mourir » (Liverdun 1999) :
Improvisation de Michel Chapuis
Une petite devinette pour commencer : savez-vous où se trouve cet orgue ?


(Réponse : en Corse, dans la Cathédrale Santa Maria. Orgue Serassi de 1845)
En 1991, la manufacture allemande Klais construisait un très grand orgue de 71 jeux sur 4 claviers et pédalier (5275 tuyaux). La traction des claviers est mécanique et celle des jeux est électrique; la console est posée au sol. (site http://www.orgues-et-vitraux.ch)

Le buffet élancé aux lignes contemporaines s’insère parfaitement dans son alcôve. Admirez la batterie de tuyaux d’anches disposés « en chamade » (à l’horizontale).


D’autres orgues d’Islande :


Dans un magnifique buffet construit en 1697 par Pierre Puget, la partie instrumentale de 1899, du facteur Henri Didier, a remplacé celle du premier instrument construit entre 1698 et 1700 sur les conseils de Nicolas Lebègue.



Le Grand-Orgue Callinet 1831 / Cavaillé-Coll 1880 / Bernard Hurvy 2007


photos M. RecktenwaldVoilà encore un orgue à découvrir : sans buffet comme on les construisait en 1963, mais une belle allure pour s’intégrer dans cette belle Cathédrale :
Octobre, mois propice aux découvertes d’orgues !
Voilà trois devinettes pour commencer. Savez-vous où se trouvent ces orgues ? Le premier est assez difficile à trouver, mais les deux suivants sont certainement plus connus.
Trois inscriptions sur parchemin collées à l’intérieur des sommiers de pédale et de positif attestent de son origine racée : «Fait par M. Clicquot facteur d’orgue du Roy» ; «Faite à Paris le 25 may 1782» ; «Cet orgue a été fait à neuf par François-Henri Clicquot facteur d’orgue du Roy en 1783 du règne de Louis XVI et du trianat de Dom La Croix prieur de Souvigny». d’après le site http://www.ville-souvigny.com/Tourisme/Eglises_Souvigny_Orgue.html
L’orgue de Souvigny a eu la chance de ne pas avoir été dénaturé au cours des siècles, sans doute à cause de (grâce à !) la pauvreté de la paroisse qui a récupéré cette église : il reste donc un témoin de l’excellente facture française de l’époque idéale pour interpréter la musique de Couperin, Grigny, Dacquin, Beauvarlet-Charpentier, Lasceux…

photo D. Barberis
Que de noms célèbres pour aboutir à ce très bel orgue : Nicolas Lebègue, organiste-expert du Roi pour définir le projet; Robert et Jean Clicquot les premiers facteurs en 1701… Jean-Baptiste Isnard, chargé de l’entretien jusqu’au début du XVIIIe siècle, ajoute 3 jeux… A la fin du XIXe siècle, l’orgue devient romantique sous l’impulsion de la société Joseph Merklin.
photo D. Barberis